Ou Est Flipper ?

lundi 27 avril 2009

J - 4 Code orange

Pour le fun, procédure de départ utilisée par Franck Cammas lors de ses tentatives de records sur Groupama 3

CODE ROUGE J-120 heures
Stand by, R.A.S. pas de météo propice.

CODE ORANGE J-96 heures
Un éventuel départ sur zone s'organise.

CODE JAUNE J-48 heures
Prêt à partir sur zone. Sera suivi dans les 24 heures par un retour en Code Orange ou Rouge, ou passage en Code Vert.

CODE VERT J-24 heures
Stand by sur zone, prêt à partir dans les 24 heures.

Let's rock !

jeudi 23 avril 2009

J - 9 révision des voiles

Le génois est en révision a la voilerie suite a une déchirure survenue dimanche.
Selon l'avis du maitre voilier, qui est mon avis aussi, les voiles ont 8 ans et je dois m'estimer heureux qu'elle ne soient pas déjà en lambeaux.

Le génois, qui n'a pas de bande anti-UV est devenu comme de la feuille a cigarette.
Il faut remplacer la chute, ou passe le nerf de chute. Et, il faut sérieusement envisager le remplacement des voiles.

J'espère qu'elles tiendront jusqu'à septembre.
En tout cas, qu'elles ne me lâchent pas dans la brise entre Mandelieu et les Baleares.

Suite a cette analyse, je me suis dit que je devais apprendre a coudre et m'équiper du minimum pour faire des réparations de fortune.

Voila ce que j'ai trouvé, une machine a coudre manuelle. Ça n'a pas l'air sorcier, voici le site du fabricant, il y a même une démo en vidéo.

The Speedy Stitcher : Sewing Awl

mardi 21 avril 2009

J - 10

Le départ approche, en fonction de la météo, c'est pour le vendredi 1 mai.

La préparation du bateau avance mais accuse déjà un peu de retard. Pour arranger les choses, le génois est chez le voilier pour réparation d'un trou sur la chute. Constat, la chute de la voile est devenu de la feuille a cigarette brulée par le soleil. Toute la bande est a changer.

Le remplacement de la voilure, GV + génois est devenu une priorité.

Antony

mardi 24 mars 2009

Encore un fou ...

Un blog, une transat, un fou.

A suivre par GPS: http://batothon.com

Anto

jeudi 19 mars 2009

Find Me Spot en live sur Hobby Racing School

Voici une démo des possibilités d'intégration de Spot Tracker sur le site de la Hobby Racing School.

http://hobieracingschool.fr/joomla/index.php?option=com_wrapper&Itemid=55



Bientôt intégré sur le site d'Acromer ;)

Merci Guilhem

vendredi 13 mars 2009

Démo du GPS tracker "Find Me Spot"


Je ne peux pas mettre en ligne un site web, il semble que les traces ne sont mémorisées que 7 jours. (A voir, c'est pas assé pour mon utilisation). J'ai donc saisi une image d'une page web trouvé au hasard. Ici, un trecking en Alaska debut Mars.

Pour trouver des traces actives, il suffit de chercher "share.findmespot.com" avec google.

jeudi 19 février 2009

Find me ...

Il existe aujourd'hui des produits très abordable en terme de tracking par satellite. Voici le modèle qui a retenu mon attention :



Tarifs :
  • L'appareil = 159€ dont un an d'abonnement inclue
  • 99€ abonnement annuel
  • 39€ par an pour le tracking (Géolocalisation en temps réel sur google map en option)
  • 11€ par an pour assurance moyen de sauvetage
Ca me semble très abordable

Plus de details sur : http://www.findmespot.eu/fr/

Antony

lundi 12 janvier 2009

L'horizon théorique

L’horizon est un cercle centré sur l’observateur entre le ciel et la Terre, tenant compte de la courbure de cette dernière. En beaucoup d’endroits l’horizon n’est pas visible à cause des obstacles, mais il devient évident lorsque l’on est face à une étendue d’eau. Celle-ci doit offrir une étendue d’au moins \sqrt{13h} km, où h est la hauteur en mètre des yeux, car cette distance est précisément celle de l'horizon.

En navigation, les distances étant mesurées en milles marins (ou nautiques), cette formule s'écrit  D = 2,1\sqrt{h}\,, distance (en milles) de l'horizon pour un observateur situé à une hauteur h (en mètres) de la surface de l'eau. De même, le relief (d'une côte, d'une île) ou la mâture d'un bateau, d'une hauteur H (en mètres) apparaîtra à l'horizon d'un observateur situé à une hauteur h, à une distance D = 2,1(\sqrt{H}+ \sqrt{h}) \,, (en milles nautiques) (si les conditions de visibilité le permettent).


L'horizon radar est plus éloigné, les ondes radars étant un peu plus réfractées que la lumière, la formule devient : D = 2,2\sqrt{h} \,, distance (en milles) de l'horizon pour une antenne située à une hauteur h (en mètres) de la surface de l'eau.

Les calculs détailés : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Horizon_dist.jpg


La Corse vue de Nice

Je suis toujours reste septique devant ceux qui affirmaient qu'il était envisageable de voir la Corse depuis Nice, je me suis demandé comment cela était possible.

Le développement que j'ai pompe sur le web démontre donc que la Corse n'est normalement pas visible a faible altitude.

Pour un observateur situé au sol, l'horizon théorique est défini par un plan tangent en ce point à la surface terrestre. Pour un observateur situé en altitude, l'horizon théorique est un cône, tangent à la terre, dont il est lui-même le sommet.

Tout ce qui est situé au-dessus de l'horizon de l'observateur lui est visible ; tout ce qui est situé au-dessous lui est invisible.


Dans le schéma ci dessus :

• A représente un observateur situé a l'altitude h

• B un point visible de l'horizon

• C est le point de tangence de l'horizon de A avec la sphère terrestre

• R est le rayon de la terre

• H l'altitude de C

• d est la distance entre A et C

• D la distance entre C et B


Dans le triangle rectangle OCB, on applique le théorème de Pythagore :

Or, dans le cas de la corse H est au maximum de 3 Km, soit moins de 1/1000 de 2R, R étant le rayon de la Terre en prenant R=6366Km.

Nous pouvons donc écrire :


Dans le triangle OCA, une démonstration analogue conduit à :


D'ou : en Km

Conclusion : La distance maximale théorique à laquelle un observateur A peut apercevoir un objet B est égale au produit de 112.8 par la somme des racines carrées des altitudes de A et de B.


Application

La distance Nice Corse est d'environ 220 Km. On suppose qu'un observateur regarde dans la direction de la Corse depuis la Promenade des Anglais (alt. = 5m soit 5*10 -3 Km)

On a donc :

AC = 112.8 v h

AC = 112.8 v 5*10 -3

AC = 112.8 * 0.0707

AC = 7.97 Km

A partir du point de tangence C il reste 220-7.97 = 212.03 Km pour atteindre le point H :

CB = 112.8 v H

=> v H = CB / 112.8

v H = 212.03/112.8

H = 1.879 2

H = 3.533 Km

H = 3533 m

Les reliefs corses d'une altitude supérieure a 3533 m sont donc parfaitement visibles de Nice. Or, le point culminant de la Corse, le Monte Cinto, est à 2707 m d'altitude. On en conclut que la Corse n'est normalement pas visible à faible altitude depuis Nice.

Cependant, en observant les photos prises depuis Nice et en comparant la forme de la pointe de la Corse, on se rend compte qu'elle est belle et bien visible (voir sur le web).

Donc, on peut dire qu'il ne s'agit pas de nuages mais bien de la Corse. En effet, la constance du profil de l'île sur toutes les photographies le suggère.

Par conséquent, le fait de pouvoir observer la Corse depuis Nice est forcément du à un mirage. Mais lequel ? Sachant que l'observation de la Corse s'est faite en hiver, les rayons sont réfractés par des couches d'air froid (près de la mer), situés sous des couches d'air chaud. Il s'agit donc d'un mirage supérieur.

Des températures froides et un air pur sont nécessaires d'une part pour maintenir une amplitude thermique élevée et d'autre part pour assurer des conditions de visibilité maximales.

Tout cela explique ce phénomène rare et exceptionnel. La Corse, cachée par l'horizon, ne peut pas être vue en temps normal depuis Nice. En hiver, il est possible de voir la Corse assez tôt le matin : on voit la Corse dans le ciel puis elle descend progressivement pour finalement disparaître en reprenant sa place, invisible, derrière l'horizon. En effet, le soleil qui se lève réchauffe les couches d'air situées prés de la mer, donc le mirage ne peut plus se produire et disparaît progressivement. De ce fait, nos amis niçois doivent se dépêcher si ils veulent pouvoir observer leurs homologues corses à travers ce phénomène exceptionnel....

mercredi 31 décembre 2008

L'organisation du sommeil

Un lien vers un article très intéressant du docteur JY Chauve sur www.stw.fr "Sail the World"

Lire l'article : http://www.stw.fr/dt/display_dt.cfm?dt=181

Les commentaires sont tout aussi intéressant et aborde plus l'aspect "solitaire".

Antony

mardi 30 décembre 2008

La préparation : le sommeil

Si, pour la Corse, il m'a été facile de veiller 24 heures sans dormir, pour les Baléares, il va bien falloir étudier la question et bien se préparer.

En fait, pendant le premier trajet Continent-Corse, j'ai fait une expérience de sommeil fractionné, après en avoir discuté avec mon amie Aude. Ce fut un fiasco !
J'ai dormi 20 minutes vers 2H du matin, après être passé au moteur. Le reveil a été violent et je suis resté dans un état végétatif une bonne partie de la nuit.

En effet, chui un gars du Nord, je suis de nature a mal supporter les siestes. Je pense être assez résistant a la fatigue (CorsicaSolo m'a conforté dans cette idée) et on pourrait dire que je suis du matin ET du soir. Hé oui!
C'est pour ces raisons que je prends une attention toute particulière a la gestion du sommeil qui, dans mon cas, s'annonce compliquée.

Je me documente:


"Le sommeil. Les solitaires ont l’habitude de ne fonctionner sur aucune réserve. Pour rester compétitifs, ils doivent réagir aux exigences de leur bateau et de la météo, en changeant les voiles autant de fois que les changements de vent le nécessitent. Leur sommeil est donc fractionné. Combien de temps dorment-ils? Cela dépend des conditions météorologiques. Dans le Pot au Noir où les changements de voile sont fréquents, le sommeil est réduit au minimum. En moyenne, la plupart disent qu’ils dorment 5 heures sur 24, mais par petites siestes.
Dans les conditions extrêmes du Grand Sud, quand les voiles sont réglées au minimum et qu’il y a peu à faire, ils peuvent avoir un peu plus de temps pour se reposer. Mais c’est aussi dans ces mers que les bateaux sont les plus bruyants et le sommeil n’est pas très réparateur.
Les scientifiques du sommeil La plupart des navigateurs essaient, dans la mesure du possible, d’optimiser leur sieste de 20-30 minutes en trouvant le moment le plus bénéfique.
Sébastien Josse fait partie de ceux qui ont travaillé avec des chrono-biologistes, des scientifiques du sommeil. « J’ai passé deux nuits à l’hôpital en Bretagne pour qu’on analyse mon sommeil. Ils ont défini les heures qui me conviennent le mieux. » Explique-t-il. Les docteurs ont découvert que les horaires de sommeil les plus bénéfiques pour Sébastien étaient à douze heures d’intervalles, entre minuit trente et une heure quinze du matin et entre douze heures trente et treize heures quinze. « Si je dormais comme ça pendant une heure et demi, les docteurs ont dit que cela me suffirait pour une course de cinq jours. »
Dans le Vendée Globe, il aura besoin de plus alors, en règle générale, Sébastien essaye de dormir en tranches de 30 à 40 minutes. Sa vie comme celle des autres tourne autour des informations météo qui arrivent à minuit, midi et 18h00. Alors la sieste, c’est quand c’est possible !"


"Les temps de sommeil et la répartition de phases sur le nycthémère ont été répertoriés. (...)
On observe trois types de sommeils correspondant à des micros sommeils de moins de 10 minutes, à des siestes de 11 à 20 minutes, et à des phases de durée supérieures à 21 minutes et pouvant dépasser 50 minutes. (...)
Lorsque l’on superpose l’état de fatigue et les conditions météorologiques, on remarque que les conditions météorologiques ont une influence importante sur la fatigue du sujet. (...)
Une comptabilité des temps de sommeil, mise en place au plus fort de sa fatigue, a permis au skipper de retrouver un état de forme satisfaisant seulement en quelques jours, alors que les conditions météorologiques demeuraient sollicitantes. (...)
Le temps de repos par 24 heures atteint une moyenne sur les 104 jours de 5h18 minutes de sommeil (min : 1h40 ; maxi : 9h30). Pour notre marin, une période de repos de 5h par nycthémère semble être une valeur idéale pour maintenir les performances. (...)
CONCLUSION
La comptabilité précise du temps de repos, par le biais d’un outil spécifique, pourrait être une
solution adéquate pour la gestion d’une phase de fatigue chronique afin de resynchroniser le
skipper."

A suivre ...

La route a suivre

Mon ami Google nous offre une jolie vue de l'espace de la route a suivre.



Antony

Le projet Baléares Solo 2009

Après le succès de ma traversée Corse-Continent en solo http://CorsicaSolo2008.blogspot.com l'appel du large est de plus en plus fort.
Dans l'idée (fixe) de la transat http://MaTransat2010.blogspot.com, l'étape "d'entrainement" la plus évidente, que j'ai sous la main en méditerranéenne, après la Corse est les Baléares. On allonge le pas, on aborde des terres inconnues, c'est un peu l'aventure au style d'explorateur.

Les Baléares c'est 350 miles nautique de Mandelieu a Palma de Majorque. Une vrai traversée hauturière.

En deux lignes, le départ se fera vers la fin avril (La croisiere bleue 2009 reste une date a ne pas manquer. Elle ne sera sacrifié qu'en cas de force majorque ;)) en passant par une première étape aux Iles de Porquerolles. C'est d'ici, du bout du continent que je m'élancerais pour le grand saut a destination de Majorque. Au nord, dans un premier temps, pour atterrir, respirer, dormir. Ensuite, je rejoins Palma en cabotage pour y passer quelques jours de vacances, recevoir quelques amis de passage ou venu pour m'encourager a rentrer :(
Le temps de préparer le retour et hop, un petit pas chassé et me voila de retour au K9.


Antony